Villa Borghese

Rome – Juin 2016 : jour 3

Pour rappel : jour 1 et jour 2.

JOUR 3

Pour ce troisième jour, j’ai rendez-vous dans la matinée à la Galerie Borghese qui est un musée public en plein coeur du parc de la Villa Borghese, au nord de Rome.

À la fin du XVIe sièce, les Borghese, une riche et grande famille, acquièrent des terres au nord de Rome, pour constituer peu à peu un parc immense. La famille étend son influence au sein de l’aristocratie romaine, surtout quand Camillo Borghese devint le pape Paul V en 1605. Ils entreprennent alors de nombreux travaux d’édification, dont la construction d’une villa dans le parc, qui deviendra plus tard le Museo e Galleria Borghese.

Dès mars 1613, une partie des œuvres de l’importante collection rassemblée par le cardinal Scipione Borghese, neveu du pape Paul V, est transférée du palais Borgo, où vivaient les frères du pape, vers la villa du Pincio.

Scipione Borghese est un collectionneur passionné, ne reculant devant rien (y compris l’extorsion et le vol) pour accumuler de nouvelles œuvres. Sa collection commence par un héritage familial, quelques sculptures antiques et des tableaux de maîtres toscans. Tout au long du XVIIe siècle, il va former l’une des plus grandes collections d’art italiennes. Ses goûts se portent surtout vers les maniéristes. Sa collection est méthodique : pour chaque artiste, il tente d’acquérir plusieurs œuvres, représentatives des différentes évolutions de son style.

Museo e Galleria Borghese

J’ai été subjuguée par les nombreuses oeuvres (surtout les sculptures parfaites du Bernin) et les pièces qui les accueillent, même les plafonds sont des oeuvres d’art en soit. Je vous laisse admirer un aperçu de cette riche Galleria Borghese.

L'Enlèvement de Perséphone, du Bernin

L’Enlèvement de Perséphone, du Bernin

L'Enlèvement de Perséphone, du Bernin

L’Enlèvement de Perséphone, du Bernin

Salle IV des Empereurs

Salle IV des Empereurs

Salle V de l'Hermaphrodite : L'Hermaphrodite endormi

Salle V de l’Hermaphrodite qui tient son nom de la copie en marbre restaurée par le Bernin de L’Hermaphrodite endormi

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

wow so much rainbow! 🌈

Museo e Galleria Borghese

David et la tête de Goliath, du Caravage

David et la tête de Goliath, du Caravage

La Madone des palefreniers du Caravage

La Madone des palefreniers, aussi appelée la Madone au serpent, du Caravage

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

David, du Bernin

David, du Bernin

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Enée et Anchise, de Bernin

statue de Louis XIV en terre cuite, du Bernin

statue de Louis XIV en terre cuite, du Bernin

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Museo e Galleria Borghese

Pauline Borghese en Vénus victorieuse, de Canova

Pauline Borghese en Vénus victorieuse, de Canova

Apollon et Daphné, du Bernin

Apollon et Daphné, du Bernin

Museo e Galleria Borghese

La Dame à la Licorne, de Raphael

La Dame à la Licorne, de Raphael 🦄

Museo et Galleria Borghese

Museo et Galleria Borghese

Il est l’heure maintenant de quitter le musée et de trouver un endroit pour manger. L’occasion de se balader un peu dans les jardins de la Villa Borghese, de passer devant le Parc Zoologique et d’arriver au restaurant repéré dans un guide, situé juste à côté de la Galerie Nationale d’Art Moderne et Contemporain.

Jardin Zoologique

Galleria nazionale d'arte moderna e contemporanea

J’aurai voulu prendre du bon temps au restaurant, le Caffè delle Arti, mais il y avait une heure d’attente, je me suis donc rabattue sur la cafétéria, qui se trouve simplement dans le même cadre, sur la même terrasse à l’ombre mais avec une carte moins fournie.

Caffè delle Arti

Le ventre rempli, il est temps de découvrir le reste des jardins de la Villa Borghese.

Les jardins de la Villa Borghese furent réalisés par Flaminio Ponzio sur les plans du cardinal Scipione Borghese pour agrémenter la villa suburbaine qu’il s’était fait construire afin d’y abriter sa collection d’art. En 1605, il fait transformer un vignoble en luxueux jardins verdoyants et ombragés alimentés de nombreuses fontaines. Ce parc est le plus important construit à Rome depuis l’époque antique. L’ensemble de la villa fut terminé en 1633.

Les jardins actuels datent du XIXe siècle et ont été réalisés dans le style anglais.

Le parc fut acheté par le gouvernement italien en 1901 puis cédé à la ville de Rome en 1903 pour être ouvert au public.

Je suis littéralement tombée sous le charme du Temple d’Esculape où j’ai pris des dizaines de photos !

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Tempio di Esculapio

Je suis restée un moment à regarder les gens sur leur barque et à écouter ce vieux monsieur jouer des airs gitans.

Villa Borghese

Le reste du parc ne manque pas de charme avec ses nombreuses statues et fontaines.

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

Villa Borghese

horloge hydrolique

Casina Valadier

Casina Valadier

Ces jardins sont situés sur la colline du Pincio, qui ne fait pas partie des sept collines de Rome, mais permet de jouir d’une vue imprenable sur la ville. En se rendant sur le passage du Pincio, on peut notamment apercevoir le dôme de la basilique Saint Pierre voisine.

Passeggiata del Pincio

Passeggiata del Pincio

San Pietro

À vrai dire, j’ai cherché longtemps la Villa Médicis, le palais qui héberge l’Académie de France à Rome, que j’aurai bien aimé visiter, mais impossible de tomber dessus ! Je ne sais pas comment je me suis débrouillée, j’étais un peu perdue dans ces jardins.

Bref, j’ai fini par me résoudre à quitter le parc en descendant sur la Piazza del Popolo, la Place du Peuple (mais qui tient en réalité son nom du mot latin pour peuplier, populus).

La porta Flaminia de la Rome antique, désormais appelée porta del Popolo, fut percée dans le mur d’Aurélien. C’était le point de départ de la via Flaminia, importante voie romaine qui conduisait vers Ariminum (aujourd’hui Rimini) et vers tout le nord de l’Italie. Avant l’ère des chemins de fer, c’était le point d’arrivée à Rome de tout voyageur venant du nord.

porta Flaminia

La porte a été retravaillée par le Bernin pour le compte du pape Alexandre VII.

Porta del Popolo

Porta del Popolo

Juste à droite de la porte, vous apercevez l’église Santa Maria del Popolo, qui donna son nom à la place et fût remaniée par le Bernin. Contrairement à ce que son apparence extérieure laisse paraître, elle contient des oeuvres du Bernin, du Caravage et la coupole fût dessinée par Raphaël. Mais je n’ai pas pu y entrer, elle était fermée 😭

Santa Maria del Popolo

Théâtrale avec sa forme ovale, ses fontaines, ses statues et l’escalier du Pincio, la place du Peuple, jadis lieu des exécutions publiques (la dernière en 1826), fut réaménagée dans un style néoclassique au XIXe siècle par Giuseppe Valadier.

escaliers du Pincio

Piazza del Popolo

Les églises jumelles de Santa Maria dei Miracoli (1681) et Santa Maria in Montesanto (1679), commencées par Carlo Rainaldi et complétées par le Bernin et Carlo Fontana, définissent les jonctions des rues qui forme le Tridente, avec la fameuse via del Corso au milieu.

Un examen minutieux des églises jumelles montre qu’elles ne sont pas de simples copies, comme il aurait été fait dans un projet néoclassique, mais qu’elles sont différentes dans leurs détails, offrant une variété dans leur équilibre symétrique, tout à fait dans le style baroque. 

Comme vous pouvez le voir, l’une d’elles était en travaux…

Un obélisque égyptien d’Héliopolis, dû à Séti Ier et érigé plus tard par Ramsès II, se trouve au centre de la place. L’obélisque, connu sous le nom d’obélisque Flaminio ou d’obélisque del Popolo, est le deuxième plus ancien et l’un des plus grands obélisques de Rome. L’obélisque a été amené à Rome en 10 av. J.-C. sur l’ordre d’Auguste pour orner la spina du Circus Maximus.

Piazza del Popolo

Piazza del Popolo

La Piazza del Popolo marque la limite au nord du quartier du Tridente. Ce quartier concentre aujourd’hui les boutiques de luxe et les grandes maisons de couture italienne, aux côtés de restaurants raffinés et de bars à cocktails sélects, mais fût par le passé le lieu de prédilection des artistes et écrivains, tels que Poussin, John Keats, Goethe, Fellini…

Au lieu d’emprunter ces grandes artères, j’ai choisi de passer par la via Margutta, une petite rue charmante parallèle à la via del Babuino.

Au XVIe siècle, peintres et sculpteurs installèrent leurs ateliers dans cette venelle alors occupée par les cabanes de cochers et les écuries des palais de la via del Babuino. Cette rue devint dans les années 1950 et 1960 le rendez-vous de la contre-culture et de la bohème romaine : Fellini s’y installa, Sophia Loren y avait sa table.

Aujourd’hui, loin de l’agitation des grandes rues, elle accueille des galeries d’art, des restaurants et quelques artisans.

Via Margutta

Via Margutta

Via Margutta

via Margutta

via Margutta

Via Margutta

Avant d’arriver sur la place d’Espagne, j’ai emprunté la via del Babuino qui accueille de magnifiques bâtiments, et où vécurent le musicien Liszt et le peintre Poussin.

Palazzo Sterbini

Palazzo Sterbini

J’avais hâte d’arriver sur la célèbre Piazza di Spagna avec les non moins célèbres escaliers qui mène l’église de la Trinité-des-Monts.

Avant de partir à Rome, j’avais regardé plusieurs films qui se passent dans cette ville, notamment Le Talentueux Mr. Ripley, et une scène se passe au bas de ces escaliers, mais tout cela se passait à une autre époque. À la nôtre, il y a beaucoup plus de touristes ! Et de travaux, et oui, encore, sur l’escalier monumental cette fois…

Piazza di Spagna

En 1494, grâce au roi Charles VIII de France, saint François de Paule achète un vignoble en haut de l’actuel escalier monumental du XVIIIe siècle qui domine la « Place de la Trinité » pour y construire un monastère pour les Frères Minimes.

Entre 1502 et 1519, le roi Louis XII de France fait construire une première partie de l’église de la Trinité-des-Monts en architecture gothique à côté du monastère. Elle est complétée au XVIe siècle par un nouveau bâtiment réalisé par les architectes Giacomo della Porta et Carlo Maderno. Cette église/monastère ainsi que l’église Saint-Louis-des-Français de Rome voisine et la Villa Médicis toute proche, sont depuis administrés par la France (quartier français).

Entre 1723 et 1726, le cardinal français Pierre Guérin de Tencin fait construire par la France « la Scalinata » par l’architecte Francesco De Sanctis, escalier monumental en marbre de style baroque tardif de 138 marches sur trois niveaux qui fut inauguré par le pape Benoit XIII à l’occasion du jubilé (année sainte) de 1725.

L’effet théâtral de l’immense escalier qui monte vers l’église, accentué par la forme resserrée de la place, est spectaculaire.

Scalinata di Trinità dei Monti

escalier monumental

Fontaine Barcaccia

Fontaine Barcaccia, sculptée par Bernin, père

Au n°26 se trouve la Casina Rossa, dernière demeure du poète John Keats où se trouve maintenant un musée-mémorial consacré à ce poète romantique et à son ami Percy Bysshe Shelley.

J’ai emprunté la via Condotti, face à l’escalier, pour faire un peu de lèche-vitrines et trouver un petit café restaurant conseillé dans tous les guides : l’Antico Caffè Greco, un lieu culte, créé en 1760, et qui eut la faveur d’hôtes illustres tels que Goethe, Stendhal, Chateaubriand, Casanova, Liszt et Wagner.

Trinità dei Monti

Antico Caffè Greco

Antico Caffè Greco

Du coup, j’en ai profité pour manger un petit bout avant de rentrer à l’hôtel. Ce n’est pas donné, mais on ne peut pas dire que j’ai beaucoup dépensé lors de ces quelques jours à Rome, donc YOLO.

Avant de finir ma journée et mes quelques quinze kilomètres (j’ai pris seulement le métro pour la première fois le matin même), un rapide passage sur la place Barberini avec la fontaine du Triton, encore une oeuvre du Bernin.

Piazza Barberini

Photos bonus :

Je ne sais plus où j’ai pris ces photos ! 😱

Lors du quatrième jour (sur cinq) que vous lirez prochainement, j’ai SU-PER-BIEN-GA-LÉ-RÉ à trouver à la fameuse via Appia Antica, en commençant ma journée par un mini trail sous le soleil fort dans le parc Caffarella… Mais la journée se terminera chouettement avec quelques-unes de mes plus belles photos prises au coucher de soleil sur l’Aventino, la plus méridionale des collines de Rome.

À bientôt❣️

2 réflexions sur “Rome – Juin 2016 : jour 3

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