Piazza Navona

Rome – Juin 2016 : jour 1

On est en octobre 2017, tout va bien, mais j’ai l’envie soudaine de raconter mes deux voyages solo sur un blog. Bien que j’ai un carnet de voyages, mes photos et mes souvenirs dans la tête, je sais que la mémoire peut être défaillante, et c’est une idée pour recommencer à partager des choses sur un blog. Donc commençons par le premier : Rome en juin 2016 !

Pour une première destination solo, j’ai voulu faire quelques jours dans la capitale européenne que je n’ai jamais visitée et qui me faisait rêver depuis longtemps, comme tout le pays, l’Italie.

Avant de partir, je me suis fait un « petit » (plutôt ÉNORME) programme de TOUT ce que je voulais voir. Une fois sur place, je me suis bien rendue compte qu’il me serait impossible de TOUT voir en cinq jours. Je n’ai pas jeté de pièce dans la fontaine de Trévi pour me promettre de revenir dans la ville éternelle, mais je suis tombée amoureuse de cette histoire et culture à tous les coins de rues et de la dolce vita italienne donc c’est sûr que je trouverai l’occasion d’y retourner !

J’ai pris un petit hôtel pas cher, qui paye pas de mine, pas super top étoilé, donc je ne vous le conseillerai pas, mais il était bien situé, près de la gare Termini.

Au vu de la longueur de mes articles, je vais faire un billet par jour, ça sera plus comestible… C’est parti.

(Désolée par avance de la qualité de certaines photos qui viennent du téléphone.)

JOUR 1

J’ai donc quitté mon hôtel pour commencer mon exploration par le quartier le plus proche de l’hôtel, à savoir Quirinale, la plus élevée et septentrionale des sept collines de Rome. Je suis arrivée au carrefour des quatre fontaines, puis je suis tombée sur la toute petite église elliptique Sant’Andrea al Quirinale, qui était pour son créateur, Bernin, l’une de ses meilleures oeuvres. À deux pas, se trouve une autre petite église San Carlo alle Quattro Fontane, chef d’oeuvre de son rivale, Borromini. J’ai totalement été subjuguée par la beauté de celle du Bernin : la lumière filtrant par les fenêtres de la coupole, les dorures et le stuc blanc des anges, le marbre des colonnes. Un effet de grandeur dans un tout petit espace.

Sant'Andrea al Quirinale

Sant'Andrea al Quirinale

Sant'Andrea al Quirinale

Sant'Andrea al Quirinale

Je suis arrivée le 2 juin, le jour de la fête nationale ! Les bâtiments étaient ouverts et gratuits au public, il y avait donc une attente interminable devant le palais du Quirinal, qui est l’actuelle résidence du président d’Italie, ancienne villégiature d’été des papes, puis demeure des rois d’Italie. Je suis malheureusement passée vite devant et j’ai repris ma route vers l’église Santa Maria della Vittoria où se trouve un chef d’oeuvre du Bernin (qui a eu son heure de gloire, entre autres, dans Anges et Démons de Dan Brown 😁) : l’Extase de Sainte-Thérèse.

Chiesa di Santa Maria della Vittoria e Fontana dell'Acqua Felice

Chiesa di Santa Maria della Vittoria

l'Extase de Sainte-Thérèse

Le sens du drapé, la douceur et la sensualité dans les oeuvres du Bernin me passionnent. Je ne suis pas très contente de moi, je n’ai pas réussi à prendre de belles photos rendant justice à cette beauté (donc photos super merdiques, encore désolée).

J’ai marché, marché (je n’ai jamais été autant marché que lors de ces quelques jours) car je ne savais pas vraiment où j’allais, je me laissais porter tout en ayant un oeil sur mes guides.

Toujours au hasard de mes pérégrinations, je suis tombée par hasard sur la colonne Trajane et le monument à Vittorio Emmanuelle II. La colonne du forum de Trajan c’est l’histoire de 2000 ans au milieu de la ville urbaine ! Plus de 2,500 personnages en bas relief se détachent sur le fût de cette colonne haute de 40 mètres, constituée de 17 tambours de marbre bleu posés les un sur les autres. Ils racontent les campagnes victorieuses de Trajan en Dacie (Roumanie).

Le monument à Vittorio Emmanuelle II, appelé Il Vittoriano, est imposant, impressionnant, même si je suis moins attirée par cette histoire plus récente (bâti entre 1885 et 1911 et érigé en l’honneur du premier roi d’Italie).

Columna Traiani

Columna Traiani

Vittoriano

En fait, j’avais une petite idée de là où je voulais aller : je voulais voir l’exposition exceptionnelle de Banksy « War, Capitalism & Liberty » sur la via del Corso, mais là encore, il y avait une attente énorme. J’ai même commencé à faire la queue mais j’ai préféré utiliser mon temps à découvrir d’autres choses de la ville éternelle.

Continuant ma route vers l’ouest, j’arrive dans le quartier du Panthéon, en découvrant d’abord une toute petite place baroque-rococo, la piazza Sant’Ignazio, qui s’inspire d’un décor de théâtre avec ses élégants palais aux façades curvilignes et ses ruelles conçues comme des coulisses.

Piazza Sant'Ignazio

Piazza Sant'Ignazio

Me voici enfin devant le fameux Panthéon ! Il était malheureusement fermé quand je suis arrivée… Il y a une jolie petite place devant, la Piazza della Rotonda, avec encore une fontaine à obélisque, mais c’était noir de monde, je ne suis pas restée très longtemps.

Panthon

Piazza della Rotonda

La faim commençait sérieusement à se faire sentir, je cherchais donc un restaurant. Mais sur ma route, encore des surprises :

L’obélisque de la Piazza della Minerva. L’obélisque ici, est un des obélisques égyptiens transportés à Rome pour être placés aux environs du temple d’Isis du Champ de Mars. Bernin dessina le piédestal en forme d’éléphant et Ercole Ferrata le sculpta. L’inscription dit « Seul un esprit robuste soutient une solide intelligence ».

Obelisco della Minerva

Je suis entrée dans la basilique Santa Maria sopra Minerva, une des rares églises de Rome de style gothique, mais il faisait sombre à l’intérieur (ça va bien avec le style gothique en fait). Dans cette basilique, se trouve un Christ sculpté par Michel-Ange, on dirait un Apollon ! C’est également dans le cloître qu’eut lieu, en 1633, le procès de Galilée, accusé d’hérésie pour avoir affirmé que la Terre tournait autour du Soleil.

Christ par Michel-Ange

Et puis autre surprise, la fameuse grande place Navona. Assise sur les fondations du stade Domitien dont elle a conservé la forme elliptique, la Piazza Navona exprime tout le génie du baroque romain : y sont présents palais, églises et fontaines commandés par le pape Innocent X aux plus grands artistes de son temps, Bernin et Borromini.

Piazza Navona

Se trouve au milieu de cette place la grande Fontana dei Quattro Fiumi, oeuvre du Bernin qui met en scène les allégories des fleuves des grands continents : le Danube (Europe), le Gange (Asie), le Rio de la Plata (Amérique), et le Nil (Afrique). Une légende dit que ce dernier voile son visage afin de se protéger de la laideur de l’église Sainte-Agnès, construite par Borromini, grand rival de Bernin. Mais la fontaine fut achevée deux ans avant la construction de Sainte-Agnès. Si le Nil se cache, c’est en réalité pour symboliser tout le mystère qui l’enveloppe : ses sources étaient encore inconnues à l’époque !

Piazza Navona

Fontana dei Quattro Fiumi

Fontana dei Quattro Fiumi

Fontana dei Quattro Fiumi

Cette grande place tout à fait charmante, avec ses trois fontaines entourée de majestueux bâtiments, est remplie de touristes, petits vieux à bérets et jeunes couples. J’ai d’ailleurs cherché un restaurant autour de cette place mais je n’ai rien trouvé de convaincant (surtout hors de prix).

Piazza Navona

Piazza Navona, Fontana del Moro

Non loin, dans une petite rue piétonne tout de même assez passante, je me suis ENFIN posée dans un restaurant, après une dizaine de kilomètres à pied parcourus pour cette première journée. Une bière bien méritée, une vraie mozzarella di buffala et des vraies pâtes alla carbonara, mon plat préféré bien sûr !

Mastro Ciccia

Ce que je ne savais pas, c’était que malgré la nuit tombée, les surprises n’étaient pas terminées. J’étais à l’opposé de mon hôtel, et sur la route, je suis tombée totalement par hasard sur…

fontana di Trevi

fontana di Trevi

La fontaine de Trevi ! Je crois que, dans le noir, illuminée superbement, sans la chercher et en tombant dessus totalement par surprise, elle m’a paru encore plus éblouissante que si je l’avais vue en plein jour. Trois rues (tre vie) mènent à la spectaculaire bacchanale aquatique mise en scène au XVIIIe siècle par Nicolas Salvi. Le char de Neptune, conduit hors des flots par des chevaux marins et des tritons, surgit devant la façade classique du palazzo Poli sous l’oeil des statues de l’Abondance et de la Salubrité.

C’était noir de monde et c’était le royaume de la perche à selfie mais qu’est-ce que j’ai aimé l’admirer avant de rentrer à l’hôtel, ça terminait parfaitement ma première journée !

Photos bonus : 

Festa della Repubblica Italiana

Festa della Repubblica Italiana

Pie di Marmo

Pie di Marmo

Palazzo Doria Pamphilj

Palazzo Doria Pamphilj

Palazzo del Quirinale

Palazzo del Quirinale

Palazzo del Quirinale

Palazzo del Quirinale

La déesse Junon des Quattro Fontane

La déesse Junon des Quattro Fontane

dans la rue

dans la rue

décor de rue

décor de rue

bonne ambiance

bonne ambiance

À bientôt pour la suite de mes aventures ❣️

4 réflexions sur “Rome – Juin 2016 : jour 1

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